Méga braderie-brocante le 19 juin
 

Méga braderie-brocante le 19 juin

EVERE
Méga braderie-brocante le 19 juin


Avec plus de 500 exposants répartis au fil des rues (et 120 dans les écoles), la 16e brocante annuelle du Centre d’Evere est l’une des plus imposantes de ce coin de Bruxelles. Si l’on y joint la traditionnelle braderie de l’Evere Centre Shopping, les maraîchers du marché hebdomadaire de la rue Deknoop et «Evere en Fête», il y a de quoi s’enraciner dans le quartier Conscience, Notre-Dame et Hoedemaekers, des petites heures du matin au bal et au feu d’artifice qui clôturent la fête


«C’est un quartier dynamique et commerçant», résume Marcel Dumont, installateur électricien basé depuis deux ans avenue Conscience. «Un quartier familial aussi, c’est encore un petit village, dans le bon sens du terme! Tout le monde se connaît, s’entraide. Agréable. Et la clientèle est charmante, qui vient parfois de loin: des bureaux le long du boulevard Léopold III. De l’Otan. Pour le service, le matériel que l’on ne retrouve pas ailleurs et que les grandes entreprises ne proposent pas. Ici, on prend le travail au sérieux, mais on ne se prend pas au sérieux!»

Ce n’est pas Nadine Morel, des Cyclo Europe, seul représentant Merckx à Bruxelles!, qui le démentira. Elle aussi apprécie le quartier, sa clientèle diversifiée: «Nous sommes les fournisseurs de la police de la zone! Depuis 5 ans, on note une chute des VTT et une augmentation des vélos de ville. Le vélo électrique, qui connaît un vrai boom en Hollande commence à faire sa place ici. Avec lui, on a l’impression de toujours rouler sur du plat. Avec une vitesse moyenne de 25 km/h. Sans transpirer».


Pourtant, le quartier a souffert, il y a peu. Pour cause de chantier, et de ses retards: «Ce n’est pas avec une belle avenue, un beau rond-point que les gens viennent plus», soupire Nadine Somers, à la tête des Fleurs Madyflor depuis 27 ans. «C’est grâce aux bons commerces! La fraîcheur, le rapport qualité-prix». Le rond-point, les trottoirs élargis, la chaussée refaite: tout cela a coûté cher aux commerçants. «D’avril à novembre 2007, on n’a pas vu une seule voiture!» Dur. Il faut repartir de l’avant.


Difficile de faire plus éverois que Paul Taelmans, de Record Bank: il a ses bureaux avenue Notre-Dame, en face de son ancienne école! Il est le trésorier de l’association des commerçants Evere-Centre. Une nouvelle équipe, pour un nouveau regard: «Nous voulons déborder de l’aspect strictement commerçant, pour créer une sorte de tissu «socio-culturello-économique». Notre défi est de construire et de maintenir des liens entre l’ancienne population, vieillissante et gentiment aisée, et les nouveaux habitants, issus de l’immigration. Bruxelles change, il faut s’adapter. En créant un nouveau milieu économique, social, de proximité, où les gens se rencontrent, par exemple à la sorte des écoles, et non où les gens ne font que se croiser. Dans cette opération, la place des commerçants est importante». Comme celle de tous les autres acteurs du quartier. «Ainsi les deux écoles, Clair Vivre et Notre-Dame, vont participer à la braderie  avec leur propre brocante. Le secteur tertiaire, banques, mutuelles, assurances etc, important ici, s’implique aussi activement».


Des projets? «Nous voudrions également organiser des brocantes spécialisées au sein de notre prochaine braderie. Par exemple sur la Sabena, avec les Sabéniens qui vivent ici. Organiser une course cycliste, lors de la Journée sans voiture, recréer une ambiance kermesse...»


Zahira Azzouz, quant à elle, s’est lancée avenue Conscience: «Haute couture et retouches» Sans complexe. Avec du culot: «Je m’en suis rendu compte après!» Sa vitrine, avec trois modèles à la coupe parfaite, chic sans chichi, attire l’œil immanquablement. La couture: une passion commencée en autodidacte, couronnée par un diplôme de stylisme à Saint-Luc. Elle crée sur mesure des pièces uniques: du dessin au patron à la robe finale en passant par les patrons et les toiles. «Quatre ou cinq essayages sont nécessaires pour que le modèle s’adapte parfaitement au corps». A tous les corps! Elle collabore à des spectacles, des films, comme «Mister Nobody». Réalise des robes de mariée, de cocktail... sans le stress des collections et des défilés. Impossible avec quatre enfants à l’école. Dans sa boutique, elle s’organise librement. «C’est un plaisir de pouvoir faire ce genre de choses! Lentement. A leur rythme. Un plaisir aussi de proposer une vitrine qui va remplir les yeux des passants!» Elle effectue les retouches, avec la même patience et la même qualité d’exécution.
Un bémol? Le parking, trop rare comme dans tout Bruxelles. Et mal indiqué. «On parle désormais de zones ( zone bleue, zone horodateurs), et non plus de rues. La spécialité du parking est indiquée en début de zone, et non, comme avant, par rue: on s’y perd vraiment!»
La disparition du bus 66: «On a perdu des clients. Beaucoup de personnes âgées qui profitaient du bus pour sortir de chez elles, venir dans le centre. Aujourd’hui, elles ne sortent plus : c’est regrettable!»

Anne GILAIN